Tiré du livre " Villebon sur Yvette, Notre Histoire "
Hubert de Champy, c’est le baron Desclouzeaux. Il achète. Intendant de la marine à Brest, Desclouzeaux a l’habitude des transactions il vivra fort peu a Villebon, jamais à Villejust. Sa femme, c’est Claude Dollet, que nous retrouverons.1993 ISBN2-9504965-0-4
" Vous devez 1200 livres de rente, les redevances"
dit Palaiseau! Ce serait à verser aux soeurs de la Charité...
"
" Rien du tout, cette clause n ‘est pas
dans mon contrat " rétorque Hubert de Champy.
Bref, l’affaire retombe sur Marguerite Potier. Et l’on apprend l’importance du bien vendu plus de 200 hectares, avec des terres sur Villejust, La Plesse, Les Casseaux, Courtabeuf et que la ferme et le presbytère donnés à la paroisse par Nicolas Potier de Novion sont situés sur les Casseaux. Nous connaissons même le lieu, puisque cette ferme et ce presbytère seront vendus en 1798 comme bien national pour la somme de 111 000 francs. L’acquéreur fut un parisien Jean-Rémy Cochardelle. En effet, il n’y avait pas eu le moindre amateur de Villebon, beaucoup de ces biens nationaux dans les villages de notre région furent la proie de Parisiens ou de Versaillais. Cochardelle habitait 20, rue des Fossés-Saint-Germain à Paris. Cet acquéreur donna son nom à la mare de l’ancien presbytère la mare Cochardelle. Nous possédons l’acte de vente de 1798. Jean-Baptiste Ouy, qui était le meunier du moulin de la Bretèche acheta, lui, ce moulin du Prince de Condé, en 1796. Il y avait encore des membres de la famille Ouy à Villebon il y a moins de vingt ans.
Hubert de Champy mourut en 1701. L’année suivante, sa veuve Claude Dollet se remaria avec Guillaume-Louis de Sérignan. Par un acte notarié de 1704, Claude Dollet nous laisse un document gravé dans la pierre, qui est conservé dans l’église Saints-Côme-et-Damien. Il est à la mémoire d’Hubert de Champy. Le curé était Jean Morisot, qui fut curé de Villebon de 1694 à 1718. Et qui paya fidèlement la dîme au Prieur de Palaiseau, l’abbé Lambert.
Les Perthuis à Villebon
Le 17 juin 1627 évaluation de la terre et seigneurie de Villebon, mouvant de la grosse tour du Louvre. Et voilà que Claude Dollet cède à sa nièce, Madame de Perthuis, la moitié de la seigneurie de Villebon-sur-Yvette.... Madame de Perthuis, c’est Claude-Louise de Betz de la Harteloye, qui a épousé le marquis Charles-Antonin de Perthuis. Les Perthuis possèdent tout le domaine en 1741 et Charles-Antonin meurt en 1760. C’est son fils Antoine-Guy qui lui succède; il est le père de Claude-Gabrielle, l’unique héritière. Très jeune, elle va épouser le marquis de Pracomtal, Léonor-Claude, capitaine au régiment royal de cavalerie. Ils auront deux fils Léonor-Anne Gabriel et Charles-Antoine-Olive. Après le décès de son mari, Madame de Pracomtal va perdre son plus jeune fils, Charles. Il a environ dix ans et c’est le 17 juin 1786. L’acte précise que l’enterrement se fit à Paris, paroisse Saint-Sulpice. Le frère aîné de ce jeune Pracomtal décédé avait alors quinze ans, et nous en parlerons plus loin. Le 24 mars 1777, la jeune marquise va vendre son domaine de Villebon, mais " pour usufruit et jouissance seulement durant sa vie, à Messire Bernard-Marie-Gabriel de Bouville, prêtre, prévost de Monsieur le Vicaire Général de Chartres ". Il est docteur en théologie, abbé commandataire de l’abbaye royale de Saint-Martin de Massay et commandant ecclésiastique de l’ordre royal de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem. C’est aussi un érudit, demeurant rue des Saint-Pères à Paris. Si le contrat est du 24 mars 1777, il ne fut cependant ratifié que le 18 août 1779; cette vente " à vie " était de 30 000 livres. Nièce de l’évêque de Chalons-sur-Marne, Antoine Leclerc de Juigné, qui fut aussi son tuteur, Madame de Pracomtal retrouvera son bien au décès de l’abbé de Bouville, le 10 janvier 1787.Dans le contrat de vente du 24 mars 1777, la marquise prévoit la destruction de la galerie nord du château ainsi que des deux pavillons renaissance, démolition qui sera effective et qui permettra de reconstruire l’aile nord du château telle que nous la voyons encore extérieurement, puisque l’intérieur a été quasi totalement modifié entre 1966 et 1967. Ceux qui connurent cette demeure avant la guerre peuvent se faire une idée des travaux accomplis.